
Une équipe de deux à quatre personnes a tenté vers 19h30 de forcer le barrage de contrôle, en tirant en l’air, pour créer la panique et prendre d’assaut le réceptif hôtelier. Manque de peau, l’un des assaillants sera rapidement ‘’neutralisé’’, tandis que les autres prenaient la poudre d’escampette. Ils sont actuellement recherchés par la sécurité malienne appuyée par des experts de la mission militaire de l’UE dont la base est située dans les locaux visés.
Cette attaque-éclair qui a duré moins d’une demi-heure, fait suite à une série de provocations morbides, notamment le 20 novembre 2015, l’attaque de l’Hôtel Radisson Blu, dans la capitale malienne avec 22 victimes dont deux assaillants, sans oublier deux autres attentats à Sévaré, le 8 août avec 12 morts, et 5 morts au bar-restaurant ‘’La Terrasse de Bamako, le 6 mars 2015. Les derniers échanges de tirs de ce lundi soir, confirment s’il en était encore besoin, la détermination des islamistes à instaurer leur hégémonie sur le Mali. Le ratissage terminé, les patrouilles ont commencé dans la cité ACI 2000.
Cette spirale mortelle a pour but de terroriser tous les étrangers qui ont encore le courage de fréquenter le Mali, de faire fuir les investisseurs et de plonger le pays dans un obscurantisme médiéval. En visant l’hôtel Nord Sud dans le quartier d’ACI 2000, à un jet de pierre de l’ambassade des USA et la mission de l’ONU, les djihadistes voulaient faire parler la poudre et envoyer simultanément un message guerrier aux militaires instructeurs de la Mission de formation de l’Union européenne au Mali (EUTM), pour leur dire qu’ils n’ont pas leur place en ces lieux où ces fanatiques veulent implanter leur califat.
Bien que cette attaque n’ait pas encore été revendiquée, les regards se tournent vers ces ‘’fous de Dieu’’ de la nébuleuse Al Qaida et l’EI en Afrique de l’ouest et leurs thuriféraires zélés et impénitents. Vivement la réunion de la CEDEAO annoncée par le président en exercice de cette grande organisation régionale regroupant quinze pays, pour la mise en place de stratégies sécuritaires communes, en capitalisant les expériences individuelles. Pour ne pas que l’Afrique de l’Ouest devienne la cour de récréation des djihadistes.
Maria de BABIA pour GCI
2016 GuineeConakry.Info




















