BAMAKO : Au-delà du deuil...

Le Mali pleure ses morts, porte leur deuil et accueille tous ceux rallient Bamako. Ils arrivent pour solidariser avec le peuple et le gouvernement en ces moments d’épreuves partagées. Macky Sall, le président en exercice de la CEDEAO, Bony Yayi, le président béninois, ont fait le déplacement, tandis qu’Alpha Condé de Guinée, en tant que président de l’OMVS (Organisation de la mise en valeur du fleuve Sénégal), invitait ses pairs de Mauritanie et du Sénégal à rejoindre le Mali, en respectant les 72 heures de deuil décrétées par leur homologue, Ibrahim Boubacar Kéïta.

Ce que vit le Mali depuis cette terrible prise d’otages de l’hôtel Radisson Blu du vendredi 20 novembre, et la vingtaine de morts qui a ensanglanté cette aventure terroriste, est ressenti par tous les trois peuples frères voisins ; et au-delà, par tous les hommes épris de paix, de développement et de démocratie.

Après la descente sanglante

 

Les probables auteurs de cette de cette descente sanglante se battent pour une funeste paternité, dont ils semblent se targuer, comme pour revendiquer ce massacre planifié d’innocents. Ceux qu’ils ont sacrifiés pour proclamer dans le sang, leur haine de l’occident et des valeurs ou symboles qu’il véhicule. Quand le Front de Libération du Macina, le FLM dispute au groupe djihadiste, Al-Mourabitoune de Mokhtar Belmokhtar, affilié à Al-Qaida, la signature de ces massacres lâches, c’est certainement aussi pour brouiller les cartes aux yeux des enquêteurs engagés dans la recherche des auteurs de la forfaiture.

Après le deuil

Le deuil vécu au Mali, en Guinée, au Sénégal et en Mauritanie, prouve qu’au-delà des intérêts économiques qui lient ces quatre pays dans le cadre de l’OMVS (Organisation de la mise en valeur du fleuve Sénégal), un devenir  commun les condamne à l’union, qu’il faudra préserver en permanence, pour éviter à leurs populations respectives, la répétition de drames pareils à celui survenu à l’hôtel Radisson, comme en échos criminels à ceux du Bataclan, du Stade de Saint Denis, pour ne citer que ceux-là !

Enfin, ces trois jours de deuil, s’ils étaient aussi accompagnés de moments de réflexion, autour des nouveaux défis sécuritaires que posent à tous ces pays les menaces terroristes de plus en plus concrètes, seraient encore plus utiles aux actions futures à mutualiser pour la stabilité de toute la sous-région.

Maria de BABIA pour GCI

2015-GuineeConakry.Info

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