
La Turquie qui est un pays émergent, membre du G20, avec son honorable rang de 17ème puissance économique mondiale, et qui a rejoint tout récemment le club très fermé des BRICS. C’est un modèle économique attrayant, qui a su bâtir sa réussite sur des réformes institutionnelles et structurelles qui ont permis à son économie d’afficher des performances extraordinaires, et surtout de résister aux effets pervers d’une économie fortement mondialisée.
La Guinée sera-t-elle à même de tirer le meilleur de cette nouvelle dynamique de coopération avec cette puissance émergente, en s’inspirant de son modèle de gestion économique, comme le souhaite le président guinéen ?
L’espoir est permis, notamment quant aux accords qui ont été signés à Conakry, dans des domaines ou la Turquie excelle, entre autres. Une économie turque qui résiste tant bien que mal, malgré les sanctions imposées par la Russie, après que l’aviation turque ait abattu un bombardier russe, malgré la crise des refugiés, un pays en proie au terrorisme et au séparatisme kurde, et dont l’économie affiche une croissance de 3 pour cent du PIB en 2016 !
Par ailleurs, pour enclencher un mécanisme de productivité qui puisse servir de levier à une économie tournée vers la croissance et la redistribution des richesses en Guinée, comme en Turquie, la Guinée a besoin de réformes en profondeur de ses institutions, de son administration et de son économie, pour espérer rouler dans le sillage du miracle turc.
Mais, en l’état actuel des choses, ce pari est loin d’être gagné. Tout dépendra du leadership, comme l’a subtilement exprimé, le premier ministre éthiopien, lors de sa récente visite à Conakry, car les potentialités quant à elles sont énormes.
Momo SOUMAH pour GCI
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