
Cette importante rencontre s'est déroulée en présence effective de Laurent FABIUS, ministre des Affaires étrangères et du Développement international, Ségolène ROYAL, ministre de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie, de Annick GIRARDIN, secrétaire d’Etat chargée du Développement et de la Francophonie, ainsi que de Nicolas HULOT, envoyé spécial pour la protection de la Planète, de Jean-Louis BORLOO, président d’Energies pour l’Afrique et Akinwumi A. ADESINA, Président du groupe de la Banque Africaine de Développement.
La conférence sur le climat COP 21 est pour ces cinq leaders africains, une qppréciable opportunité pour aborder les questions de son électrification qui souffrent encore de financements alléatoires, or sans énergie pas de vrai développement. Lénine en son temps avec la NEP, en avait fait une percutante démonstration.
Le premier ministre éthiopien est direct:"L'Afrique a besoin d'électricité, cette question est au centre de nos préoccupations aujourd'hui". Il sait 75% des Africains, soit 650 millions de personnes, vivent encore dans les ténèbres.
Cela n'est plus admissible au 21ème siècle! Les cinq milliards annuels de dollars US que coûterait un tel projet devraient être trouvés à tout prix pour booster l'économie mondiale et sortir le continent de la précarité et de la pauvreté progressivement, mais surtout rapidement.
François Hollande a saisi cette occasion pour plaidoyer en faveur de l'Afrique, dans le style qu'on lui connait, en affirmant: "Demain à Malte, plusieurs initiatives seront prises par l'Afrique et pour l'Afrique (...) Nous devons élever le niveau des financements (en faveur du continent) qui seront au coeur des négociations de Paris".
Durant cette rencontre, les différents présidents n'ont point esquivé la problématique de la migration des populations, indissociablement liée aux questions de changement climatique et disparités économiques et à la paupérisation envahissante. Le casting du président Hollande, qui a invité aussi bien des francophones que des anglophones, a aussi été fécondant dans l'évolution des discussions. Les efforts et sacrifices du continent africain doivent être pris en compte dans ce monde respectueux de l'environnement, par justice et par éthique.
Maria de BABIA pour GCI
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