
Dans d'autres comme N'Zérékoré, Faranah et Kissidougou, le stock de réserve de riz a atteint le double de celui de Kankan. Le seul hic, le gouvernement ne souhaitait certainement pas mieux, c'est que jusqu'en début août 2012, le prix du riz d'achat partiqué par le gouvernement à la fin de la campagne agricole 2011, sur les marchés préfectoraux n'a pas atteint le prix de vente actuel.
Conséquences, c'est que le stock de riz reste sérieusement menacé dans certaines contrées en raison de leur mauvaise conservation en cette saison des grandes pluies avec le taux élevé d'humidité.
A l'image de ce qui passe dans la préfecture de Kankan, où le magasin principal de stockage a été inondé suite à de grandes pluies qui se sont abattues sur la ville, au cours de la deuxième moitié de juillet. Ce qui sans conteste, pose la problématique réelle de la gestion des stocks de sécurité à travers le pays. Vu que l'objectif visé par les autorités est de barrer la route aux spéculations pendant la période de soudure. En vendant au prix d'achat, la totalité de la quantité de riz emmagasinée dans les différentes préfectures.
Mais, à l'allure où vont les choses rien n'indique que le prix du riz pourrait connaitre une augmentation en flêche dans certaines contrées du pays. A la limite, il faut s'attendre à ce que, même en plein août, cette denrée soit vendue à moins de 6500 Gnf par exemple à Kankan, où le gouvernement a acheté le kilo au même prix. La même quantité se négocie aujourd'hui entre 5800 et 5900 dans cette localité. La même baisse est enrégistrée à Mandiana, où on enregistre une différence de 1000 Gnf de moins, entre le prix d'achat et le prix de vente pratiqué actuellement.
Le gouvernement n'en pleurera forcément pas. Puisqu'à priori, la baisse du prix du riz sur le marché national est l'objectif primordial recherché par la campagne agricole.
Pivi Bilivogui pour GuineeConakry.info




















