Sur un total de mille soixante-douze titres recensés et reconnus par la commission d’examen, au moins huit cent dix-huit ont été jugés inactifs. Le contenu de ce rapport de travail d’enquête, mené au terme ddeux mois, a été présenté au cours d’une conférence de presse, ce mardi 18 décembre 2012, par le ministre guinéen des mines et de la géologie, M. Mohamed Lamine Fofana. Selon le contenu du rapport du cabinet d’étude et d’audit KPMG - Après étude, sur deux cent quatre-vingt dix permis détenus,
quatre-vingt quinze sociétés n’ont rempli aucun critère établi par le
cadastre minier guinéen.
- Une autre catégorie de sociétés a été détectée au cours de
l’enquête. Sur quatre cent cinquante-sept détenteurs de permis, ils
sont cent quarante-huit à être identifiés pour n’avoir pu au moins
respecter qu’un seul critère.
- Les sociétés ayant déposé une ou des demandes de renouvellement de
la période allant de 2010 à 2012. Sur soixante-huit identifiées pour
cent-quatre requêtes de renouvellement dont six conformes et
quatre-vingt dix-huit non conformes.
- Sur quarante-sept sociétés enquêtées, il a été décelé deux-cent
vingt-trois permis qui avaient été retirés antérieurement.
- Pour les permis d’exploitation, il y a quatre-vingt treize dont
vingt-sept avaient été préalablement retirés ; aussi soixante-huit
permis sont inactifs pour dix-sept sociétés.
- Et enfin, sur l’ensemble, neuf permis sont actifs et détenus par
trois sociétés et/ou projets miniers.
Ce rapport, intitulé « Inventaire des permis du cadastre minier
inscrits au patrimoine de la République de Guinée », à en croire le
ministre des mines et de la géologie, M. Mohamed Lamine Fofana, «
permettra de mettre fin au gel indirect de la valorisation de nos
ressources dans lesquelles certaines multinationales se sont fait
passer pour des maîtres… ».
A noter que les résultats ainsi obtenus, ont été effectués sur la base
des critères suivant: le paiement des droits fixes et taxes
superficielles liées à l’octroi et/ou renouvellement des permis ; la
présence effective des projets et sociétés sur les sites pendant le
contrôle ; l’existence des preuves d’activités sur les sites miniers ;
et la fourniture des rapports d’activités au Centre de Promotion et de
Développement des Mines (CPDM).
Lamine Camara pour GuineeConakry.info