
La terreur à Sana
Vendredi en pleine prière, une bombe a explosé dans la mosquée de Badr, puis une seconde déflagration a retenti quelques temps après la première, au moment où la panique s’était emparée de la foule de fidèles qui cherchaient à se sauver. Une autre attaque à l’explosif a été enregistrée dans la mosquée Al-Hashahush au nord de Sana : bilan des attaques 142 morts, des centaines de blessés. Après ces séries d’attentats le spectacle offrait l’image d’un véritable carnage et l’urgence s’organise pour apporter des soins primaires aux blessés rescapés.
La marque de l’Etat islamique
Le groupe djihadiste opérant en Syrie, en Irak et en Libyea aussitôt revendiqué ces séries d’attaques qui marquent, par la même occasion, la présence officielle de Daesh au Yémen.
Ces attentats interviennent dans un contexte politique trouble dans le pays où les houttistes, minorités ethniques et religieuses de confession zaydite, une branche du chiisme se sont emparés de la capitale Sana, de l’aeroport et chassé le président Ali Abdallah salleh. Depuis une partie de l’armée appuyée par des civils tente de tenir tête à la minorité houttiste. Il règne une confusion totale dans le pays.
Ces attentats risquent dans ce cas de figure, de plonger le Yémen dans une guerre civile, facilitée pour l’occasion, par la présence et la capacité de nuisance de l’état islamique.
Salematou DIALLO pour GCI




















