
La dernière rencontre du genre datait de juillet 2014. Entre temps, le Mali a été chamboulé au plan politique voire institutionnel, ce qui a fait que les députés Mamadou N’Fa Simpara et Mohamed Lamine Wagué n’étaient en mesure d'échanger comme il se doit avec les populations de Banamba. Huit sessions se sont écoulée entre temps.
Si l'honorable Wagué a manqué le début des travaux à cause de la visite d'Etat de la ministre en charge des institutions de la république, son aîné Simpara a fait des mises au point sur certaines lois. En premier, la loi du quota qu’il a définie impersonnelle, indiquant de ne pas aller dans l’amalgame. Car elle ne concerne que les postes administratifs et politiques.
Au cœur de la controverse ces derniers jours, les autorités intérimaires ont été évoquées. L'honorable Mamadou N'fa Simpara précise que les motivations légales consistent à restaurer l’autorité de l’Etat, où il y a un vide administratif. Sont donc concernées plusieurs régions du Nord du Mali, où l'administration a plié bagages à cause de la crise sécuritaire.
Si Banamba n’est pas concernée, Mamadou N’Fa Simpara a indiqué que la loi instaurant ces autorités reste un bien fondé permettant d’avoir un équilibre dans la gestion des affaires courantes, avant les prochaines communales, vu le mandat des élus locaux arrivé à terme depuis plus d'une année.
Le retour du Service National des Jeunes (SNJ) en fin juin a été argumenté. Les jeunes y seront admis pour une durée de 18 mois: 6 mois de formation commune de base, 10 mois de formation professionnelle et 2 mois de reprise en main dans les casernes, les centres d’instruction, les camps de jeunesse. Pour l’heure il est volontaire. Dans la foulée l'adoption d'un statut de l'administration pénitentiaire a été détaillée : le Mali se devait de situer le corps dans lequel étaient les agents qui prêtaient à confusion durant des années.SI d'aucun les voyaient militaires, d'autres les voyaient paramilitaires. Désormais le statut règle la question.
Durant les échanges directs avec le public, où l'on a enregistré l'arrivée de Mohamed Lamine Wagué, la chambre d’agriculture locale a mis en avant ses difficultés notamment concernant les engrais. De son côté le Commandant de brigade de la gendarmerie n’a pas caché son incapacité à faire le tour des 9 communes de la localité, indexant un stock limité de carburant.
L'Honorable Mamadou N'fa Simpara a annoncé l’arrivage prochain d’une importante quantité d’engrais. « Des concertations sont en cours afin que soit construit le terrain dédié au siège de la gendarmerie » a-t-il rassuré.
De son côté, le maire Aly Simpara a solennellement déclaré mettre à la disposition de la gendarmerie une moto adaptée pouvant faciliter la mobilité, ainsi que la réduction des coûts du carburant. Il a aussi indiqué que des réflexions poussées avec l’Amader sont en cours, afin d’étendre l’électrification de Banamba.
A noter que l’adjoint au préfet Mamadou Tembely et le président du conseil de cercle Bakary Diarra ont pris part à la restitution. Le premier cité était le modérateur de la communion des populations avec leurs élus du Parlement malien.
Idrissa KEITA pour GCI
Correspondant particulier de GCI au Mali
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