
Le président M. Labo Diallo et la secrétaire générale, Mademoiselle Fatoumata Hann, 3ème année Eco-gestion à la faculté des sciences juridiques et économiques et sociales de Casablanca, ex-Miss Guinée 2008, de cette organisation étudiante ont rendu visite à la rédaction de GCI. L’objectif de leur séjour est de convaincre les potentiels partenaires aussi bien privés que publics de la nécessité d’accompagner cette grande ambition.
Partant du constat d’une certaine rupture entre la Guinée et sa diaspora estudiantine, et consciente de l’importance d’une jeunesse qualifiée et hautement consciente de l’obligation qu’elle a de soutenir sa patrie, l’ASEGUIM se propose à travers le tout premier forum des étudiants guinéens au Maroc, entre autres, de : mettre en place un cadre de concertation et d’échange d’idées entre les étudiants guinéens vivant au Maroc et les acteurs sociaux (intellectuels et autorités de l’enseignement supérieur notamment) de notre pays ; mettre sur pied un outil de communication entre étudiants guinéens au Maroc et les entreprises évoluant en Guinée ; offrir une certaine vitrine à la Guinée en permettant de faire connaître ses potentialités humaines et matérielles aux entreprises et investisseurs marocains.
A l’issue du forum, les organisateurs attendent en termes d’impacts que l’esprit du patriotisme, du travail et du devoir civique ainsi que le sens de responsabilité soient ravivés au sein de la jeunesse guinéenne. Au sein de cette dernière, l’ASEGUIM voudrait également, à travers le forum prévu en fin juin, susciter l’esprit d’initiative et d’entrepreneuriat.
Au titre des activités qui sont prévues dans le cadre de ce forum, Fatoumata Hann, 3ème année Eco-gestion à la faculté des sciences juridiques et économiques et sociales de Casablanca et secrétaire générale de l’ASEGUIM dans cette ville hôte du forum énumère : les conférences plénières, les ateliers de discussion, la compétition du savoir et de la création d’entreprise ainsi que les plateformes.
Selon elle, il faut entendre par conférence plénière : « la plateforme de communication entre les Etudiants guinéens vivant au Maroc et les intellectuels et entreprises guinéens. Elles seront animées par des personnalités de la Guinée ou d’autres pays. Ainsi, elles permettront aux étudiants guinéens d’échanger avec des personnalités d’expérience concernant les besoins de leur pays en matière de formation et de développement. Les conférenciers auront à débattre de thèmes pertinents que nous choisirons »
En ce qui concerne les ateliers de discussion, Fatoumata Hann les définit comme « un cadre de discussion directe entre les étudiants guinéens, eux-mêmes. En quelque sorte, ce sont des prolongements des conférences plénières. Comme vous savez, dans les conférences, il y a un ou deux personnes qui débattent du thème. Du coup, tout le monde n’a pas la possibilité de poser des questions et de se faire écouter. Ainsi, les ateliers de discussion, ce seront des lieux où tous les étudiants auront l’occasion de prendre effectivement part au débat ».
Mademoiselle Hann précise que la compétition du savoir et de création d’entreprise est « un concours lancé à l’échelle des 11 villes marocaines dans lesquelles se trouvent une représentation de l’ASEGUIM ». Selon elle, « chaque ville est tenue de présenter au moins un projet de création d’entreprise. En fin de compte, nous allons en recenser les trois meilleurs afin de les faire accompagner par les structures de financement que sont notamment les institutions de crédit en place. A propos, avons le ministère des guinéens de l’étranger qui alloue un fonds pour la création d’entreprise. Il est bien vrai que nous n’avons pas, nous-mêmes les fonds pour financer les projets, mais nous agirons comme intermédiaire ».
Les plateformes quant à elles, seraient aussi « des instances débat. Mais à la différence des conférences plénières, les plateformes font intervenir un peu plus de conférenciers à la fois, quatre, cinq voire même six. A ce niveau, les potentiels exposants seront non seulement composés de professionnels mais aussi d’étudiants ».
Par ailleurs, manifestement soucieux de poser la problématiques de la formation, de l’enseignement et du développement en Guinée, l’ASEGUIM dit vouloir associer à l’événement aussi bien les universités publiques et privées guinéennes que les étudiants guinéens évoluant sous d’autres cieux. C’est ainsi que Fatoumata Hann, en guise de conclusion, affirme : « Nous comptons associer à l’événement les principales universités du pays à savoir, Gamal Abdel Nasser de Conakry, Sonfonia et Kankan, pour ce qui est des institutions d’enseignement publiques. Nous leur avons déjà écrit et nous souhaitons qu’elles prennent part à ce rendez-vous en y envoyant si possible le recteur et un étudiant responsable d’une association d’étudiants. Nous aimerions bien qu’elles soient présentes à ce forum parce qu’on aura sur place des entreprises guinéennes et marocaines. Par ailleurs, les universités marocaines étant conviées, l’occasion sera offerte aux universités guinéennes de faire des échanges et de nouer éventuellement des partenariats. Les universités Mahatma Ghandi, Mercure, Kofi Annan, UNC, … bref toutes les grandes universités seront aussi conviées. Nous comptons les inviter et nous aimerions les voir participer à ce forum notamment à travers leurs fondateurs. Nous avons des boursiers guinéens dans plusieurs pays. C’est le cas en Tunisie, en Algérie, en Russie, en Turquie, Nous comptons prendre contact avec les responsables des associations des étudiants guinéens dans ces différents pays afin qu’ils puissent désigner un ou deux de leurs membres pour prendre part au forum des étudiants guinéens au Maroc ».
Propos recueillis par Boubacar sanso Barry pour GuineeConakry.info




















