
En interpellant, arrêtant et emprisonnant, hier dimanche, l’islamiste Khalid al-Barnawi à Lokoja, dans l'Etat de Kogi, l’armée nigériane, grâce à ses services secrets vient de poser un acte policier et politique majeur.
En effet, cette prise représente bien la matérialisation réussie d’une approche tactique efficace, soutenue par une connaissance concrète du terrain. Elle se révèle payante par la qualité de remontées de renseignements précieux et précis sur les mouvements des islamistes, blottis au niveau de communautés villageoises ; et que seule une collaboration de proximité peut permettre de débusquer.
Désormais, les instructions n’étant point parachutées directement d’Abuja, elles sont la résultante du travail local, et comme en stratégie militaire, ‘’c’est le terrain qui commande’’, les experts ou personnel de Maiduguri, dans l’Etat de Borno, par exemple, sont ceux qui participent à l’élaboration des différents plans, et qui les suivent directement, avec un réel sentiment de considération de leur contribution à la lutte commune contre la pieuvre Boko Haram.
Justement, la complexité comportementale des éléments de Boko, tantôt à pied, à moto, en auto ou quelques fois même à cheval, les nouvelles autorités nigérianes, sous la houlette du président Buhari, ont procédé à des changements de personnels, pour placer des chefs militaires aguerris, consciencieux, a la différence de soldats corrompus qui opéraient autrefois, en parfaite complicité avec les miliciens djihadistes d’Aboubakr Shekau.
L’arrestation de Khalid al-Barnawi montre effectivement que la méthode Buhari, lente à produire des résultats au départ, (parce que préoccupée à mettre en place le ‘’network’’ indispensable pour cerner les mouvements et les filières islamistes), est désormais bien outillée avec un maillage humain capable de tisser comme des araignées des toiles dans lesquelles terroristes tomberont un à un voire par grappes.
Maria de BABIA pour GCI
2016 GuineeConakry.Info




















