
Ce qui s’est passé le week-end dernier aux abords du Lac Tchad, dans la ville de Bosso, c’est d'une véritable hécatombe dont il s’agit ! Saccage et carnage, fureur et fuite, des populations en désolation, traquées et massacrées par les ‘’fous de Dieu’’ à l’horrible patronyme de Boko Haram. Ces islamistes invétérés qui se parent souvent des oripeaux des djihadistes illuminés de Daech.
Des dizaines de milliers de personnes abandonnées et terrorisées. Au moins 32 morts au sein des forces loyalistes, après des pillages et tueries nocturnes obligeant citoyens et soldats à fuir pour éviter le pire, emportant avec eux des dizaines de blessés, laissant une ville fantôme. Pour la présidente du Liberia qui déclarait a sa prise de fonction durant la 49ème conférence des Chefs d'Etat: «Nous devons également, à travers un effort collectif et déterminé, nous assurer que Boko Haram soit entièrement défait. » ; il y a du travail à faire, car cette attaque gravissime est un défi lancé à toute la Communauté économique des états de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO). Il doit être relevé par la capitalisation des stratégies et la communautarisation des moyens militaires et humains engagés sur tous les fronts.
Les efforts visibles du gouvernement de Muhammadu Buhari du Nigeria, attestent éloquemment que lorsque la volonté politique s’exprime concrètement, les forces sur le terrain sont galvanisées pour traquer les ennemis terroristes partout avec une extraordinaire pugnacité. C'est pourquoi, les chefs d'Etat de la CEDEAO, devront aller au-delà des voeux pieux pour mater les djihadistes de Boko Haram, à la mesure de leur forfaiture.
Maria de BABIA pour GCI
2016 GuineeConakry.Info




















