
annonce a été faite à l’issue de cette rencontre par le porte-parole de l’opposition dite républicaine, Aboubacar Sylla, qui a fait état de l’adoption de trois importantes mesures s’inscrivant dans le sens de l’application rapide et intégrale des accords du dialogue inter-guinéen, qui a eu l’avantage de bénéficier de la participation, outre des protagonistes de la scène politique nationale, de celle des partenaires de la Guinée que sont les Nations-unies, l’Union européenne, la CEDEAO et l’Union africaine. Il s’agira pour un début d’adresser un nouveau courrier au premier ministre, et un autre au facilitateur de la crise politique guinéenne qui se trouve être Saïd Djinnit et de déposer au même moment, pour ne rien laisser au hasard, une proposition de loi au niveau de l’Assemblée nationale.
C’est au cas où toutes ces démarches auront échoué, que l’opposition prendra la décision ultime d’occuper les rues aussi bien à Conakry que dans le pays profond. Pour ne plus jamais reculer jusqu’à la satisfaction totale de l’ensemble des points contenus dans la plateforme revendicative. Avec tout ce que cela pourrait comporter comme conséquences de troubles sociaux.
Mais, faut-il que les négociations échouent à tous les niveaux avant que l’opposition ne passe à l’acte.
Ce qui est fort peu probable. Vu la détermination dont la communauté internationale a fait montre au cours des dernières années pour sauver la Guinée pratiquement au bord du gouffre.
Le point le plus important de la conclusion de la dernière réunion de l’opposition c’est que celle-ci a évité de manière très intelligente d’évoquer cette fois-ci la question portant sur la tenue, depuis le 1er trimestre 2014, des élections législatives, qui, l’a rappelé un diplomate occidental, ne figure nulle part dans les accords du 3 juillet 2013.
Bref, en se référant désormais à l’Assemblée nationale dans le cas où d’éventuelles négociations n’aboutissent pas, pour l’examen et l’adoption des solutions aux problèmes politiques du pays, l’opposition n’aura fait que terminer par là où elle devait commencer.
Kerfalla Kourouma pour GuineeConakry.info




















