
La journée d’hier a toutefois commencé par une visite qu’une délégation du parti conduite par Cellou Dalein Diallo a rendue à la famille éplorée pour présenter les condoléances et traduire la compassion du parti. Ensuite, les principaux responsables de l’UFDG se sont retrouvés autour de leur président, au QG de Hamdallaye CBG. A l’issue des échanges, il a été annoncé que, l’enterrement étant prévu après la prière de ce vendredi, la levée du corps est fixée à 10 heures 30, à la morgue de l’hôpital Donka. Comme les précédentes fois, la procession funèbre empruntera ensuite la route le Prince, en direction de la mosquée de Bambéto, où aura lieu la prière mortuaire. Ce après quoi, la dépouille d’Amadou Oury Diallo sera conduite à sa dernière demeure au cimetière de Bambéto.
En prévision d’échauffourées entre des militants de l’UFDG et des forces de l’ordre qui pourraient être déployées le long de l’axe qu’emprunteront les opposants, l’ambassade de France décide de la fermeture du Lycée Albert Camus et déconseille la circulation sur le tronçon Hamdallaye-Bambéto-Cosa. Une mesure qui suffit pour illustrer les appréhensions qui sont nourries au sujet de cette inhumation qui se déroule dans un contexte politique particulièrement tendu.
En effet, au sujet même de l’assassinat d’Amadou Oury Diallo, les militants et les responsables de l’UFDG pointent un doigt accusateur sur des milices agissant au nom et à la solde du pouvoir et du parti présidentiel. Ce que ces derniers refutent, en conseillant qu’on laisse la justice faire son travail.
Il est à préciser que c’est le 15 septembre dernier qu’Amadou Oury Diallo a été abattu par des inconnus, devant la boutique de son frère, situé à la Cimenterie, alors qu’il rentrait chez lui. Agé de 56 ans, il laisse deux veuves et huit orphelins.
Fodé Kalia Kamara pour GuineeConakry.info




















