
Si cette fois ci, on ne sait pas encore les services de quels médias, le président de la République s’est attaché, mais à l’époque, on avait parlé de journalistes de la chaine panafricaine, Africa24.
Ce n’est pas l’unique aspect du désamour que le chef de l’Etat semble entretenir à l’endroit de la presse guinéenne. Il faut aussi verser dans cette logique le fait que depuis son investiture, il n’a accordé aucune interview exclusive à aucun média guinéen! Pas même un rendez-vous avec tous les médias réunis. Pendant ce temps, il est plutôt aisé pour les médias étrangers de le joindre au téléphone, et d’avoir des entretiens exclusifs.
C’est toujours sur les médias français ou de la sous-région qu’Alpha Condé a fait les plus grandes annonces. A ce titre, il faut rappeler que dès le lendemain de la proclamation des résultats, il avait réservé à RFI ses premières mesures à savoir:la gratuité de la césarienne et la suppression de l’impôt de capitation. C’est encore à la même radio qu’il avait accordé la primeur de sa toute première allocution au lendemain de l’attaque contre son domicile de Kipé. Plus récemment, c’est encore et toujours par le biais de la même radio qu’il a répondu à ses opposants. Dans le même sillage, il faut dire que c’est à des confrères sénégalais que le même Alpha Condé avait, pour la première fois, indiqué que le Sénégal et la Gambie étaient complices dans l’attentat l’ayant visé le 19 juillet 2011. Les média guinéens peuvent allar se faire voir ailleurs! Dommage.
Ce sont là autant de raisons qui amènent logiquement à conclure qu’il y a un problème entre la presse guinéenne et son président.Mais lequel?
Il serait bien que l’abcès soit crevé. Parce qu’un tel rapport d’antipathie ne doit pas exister entre la première personnalité du pouvoir exécutif et l’institution considérée comme le quatrième pouvoir. A l’image des efforts qu’il consent pour promouvoir l’économie nationale à travers ses acteurs, il est du devoir du chef de l’Etat de mettre en valeur les journalistes de son pays. Parce qu’eux aussi, au-delà de leur métier, sont des Guinéens. Le CNC devrait l'approcher pour en savoir plus à travers sa présidente, Madame Martine Condé.
Boubacar Sanso Barry pour GuineeConakry.info




















