
Selon RSF, « face à l’exode massif auquel sont bien souvent contraints les professionnels des médias originaires de la Corne de l’Afrique, Reporters sans frontières a apporté son soutien à de nombreux journalistes somaliens, érythréens, éthiopiens, soudanais ou rwandais en exil »
Au cours de l’année 2011, RSF dit avoir « rédigé plus de 70 lettres afin de soutenir les demandes de protection internationale ou de visas introduites par des journalistes africains ayant fui leur pays, pour un total de 223 lettres de soutien rédigées en 2011. »
Toujours au compte de l’année 2011, le deuxième pourcentage d’aide octroyée revient selon RSF, à L’Iran. Vingt-deux pourcent (22%) de la bourse d’assistance. A en croire les propos de reporters sans frontières, « depuis la réélection contestée de Mahmoud Ahmadinejad à la présidence de la République islamique d’Iran en juin 2009, près de 200 journalistes iraniens ont fui le joug du régime de Téhéran. » D’après l’organisation, « le tour de vis opéré par les autorités iraniennes en amont des élections législatives de mars 2012 a également précipité le départ de dizaines de professionnels des médias. » RSF déclare « son inquiétude extrême » face au scrutin présidentiel de juin 2013 qui se rapproche inexorablement dans ce pays. Se disant que « le régime pourrait bien continuer son entreprise de musellement et d’éloignement des voix dissidentes. » De ce fait, dira RSF, « 84 lettres de soutien à des professionnels des médias iraniens ont été adressées au Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés, à des autorités étatiques ou des organes chargés de l’étude des demandes d’asile en France, en Allemagne mais également dans d’autres pays européens, aux Etats-Unis ou au Canada. »
En outre, parmi les bénéficiaires de ces bourses de Reporters sans frontières (RSF), précise que « 14% des journalistes étaient des professionnels des médias menacés du fait de leur travail. » L’aide leur a ainsi permis, selon RSF, « de se mettre en sécurité dans leur pays ou de le quitter en urgence pour un pays voisin ou l’Europe, lorsque la gravité des menaces l’exigeait…parmi ces journalistes qui ont bénéficiés du soutien de RSF lors des demandes d’asile, figuraient des professionnels des médias africains, russes, azerbaïdjanais, colombiens ou encore salvadoriens. »
Par ailleurs, il est à noter que ces bourses d’assistance de Reporters sans frontières aux journalistes de médias professionnels, sont octroyées pour « permettre aux journalistes en exil de subvenir à leurs besoins de première nécessité dans les pays de transit où ils se trouvent, et le plus souvent sans ressources ni revenus à leur arrivée (39% des cas), permettre aux journalistes indument poursuivis de faire face à leurs frais de justice (11%)…elles peuvent en outre, aider leurs proches à faire face à la perte de revenus causée par l’incarcération, l’hospitalisation, le décès d’un journaliste. 12% des bourses ont ainsi été versées à des proches de journalistes. 7% d’entre elles ont permis de régler les frais médicaux de journalistes malades ou blessés dans le cadre de leur activité ou malade.»
Lamine Camara pour GuineeConakry.info




















