
Ecrivain, dramaturge, poète, chroniqueur, nouvelliste.
Ahmed Tidjani CISSE est titulaire d'une licence en droit public de l'Université de Paris (Panthéon Sorbonne) ; d'un Diplôme d'Etudes Supérieures de la même Université et d'un Diplôme de Sciences politiques section relations Internationales.
G.C.I. - Honorable, voulez-vous vous présenter à nos lecteurs qui ne vous connaissent peut-être pas bien?
Ahmed Tidjani Cissé:
Bonjour! je m'appelle Ahmed Tidjani Cissé, Député à l'Assemblée Nationale mais, je me considère surtout comme homme de culture ; poète, dramaturge écrivain ; je m'apprête à sortir deux livres ; un fait de récit de contes pour enfants et un autre de poêmes sur les enfants en situation difficile, exclus et les femmes en situation de précarité.
Je suis aussi homme politique; député, leader du Mouvement des démocrates patriotes (M.D.P.) ; j'en suis à ma deuxième législature et je suis président du Réseau des parlementaires Guinéens sur la population et la développement à vocation sociale, tout ce qui concerne.
Les problèmes de population et santé à l'Assemblée Nationale ; nous sommes en contact avec le fonds Nations unies pour la population (FNUAP) et le PNUD- A l'actif de ce réseau, nous avons réussi à faire voter par notre parlement, la loi relative à la protection des personnes vivants avec le VIH.
Me voici sommairement présenté j'ajouterai que j'ai publié plusieurs livres dont entre autres, « Maudit soit Cham » , lauréat au concours théâtral francophone RFI en 1982 ;
« Le Tana de Soumangourou » Lauréat au concours théâtral international francophone Africain de RFI en 1983... la liste n'est pas exhaustive.
G.C.I: Parlons un peu de votre facette d'homme de culture ; peut on savoir votre genre littéraire, autrement dit faites-vous de la poésie, de l'essai ou alors du roman?
ATC: qui jusqu'ici j'écrivais des pièces de théâtre, des poêmes que j'ai commencé à écrire en France et qui ont été édités là-bas avec des prix littéraires. Depuis un ou deux ans, je me suis lancé dans le genre récit ; de contes parce que dans mes activités culturelles en France, je faisais des tournées de contes, c'est-à-dire que j'organisais des spectacles guinéens, africains en Français aux petits Français. Donc mon genre littéraire c'était la poésie et le théâtre, maintenant c'est des récits, c'est des petits romans.
Actuellement, j'ai dans la tête un ou deux petits romans ; c'est le temps qui me manque ; j'ai toutes les images dans ma tête et le jour où l'opportunité se présentera, je serai aussi romancier. Mais, pour le moment je me considère poète, dramaturge et nouvelliste.
G.C.I: Justement, Comment se présente le marché du livre en Guinée en cette période de vaches maigres et puis, les Guinéens lisent ils assez?.
En Guinée des maisons d'édition guinéennes n'ont pas moyens d'éditer des livres et de les vendre à un prix qui soit proche de la capacité du Guinéen, deuxième raison, la Guinée avec la révolution du PDG (la première République) s'est engoncée dans le verbe. Le Guinéen aime beaucoup parler et la lecture est un peu négligée de ce fait.
La lecture n'est pas très présente dans les préoccupations des intellectuels guinéens. Mais, il y a un potentiel au niveau des jeunes, ceux des lycées et des universités.
Ceux-là s'intéressent énormément à la lecture mais, malgré tout, les œuvres des écrivains guinéens sont surtout lues en dehors du pays.
Les écrivains Guinéens sont surtout connus à l'extérieur du pays parce que le gouvernement ne fait aucun effort pour diffuser en Guinée les écrits des Guinéens.
J'ai fait des démarches auprès du Ministère de l'Enseignement Pré-Universitaire pour que nos livres soient inclus dans les programmes scolaires, cela n'a abouti à rien.
Nous sommes donc envahis par les livres des maisons d'édition françaises et avec les dessous de table, les fonctionnaires signent des contrats qui nous engagent. Bien sur, Victor Hugo, la Fontaine, Corneille c'est bien, cela a été notre base mais, aujourd'hui il y a des écrivains africains qui écrivent très bien, dans un Français châtié et qui écrivent surtout sur les réalités socio-culturelles de leurs terroirs.
Pourquoi parler de la Loire ou du Mont Blanc alors qu'on peut prendre des récits qui parlent du Niger, du Mont Gangan, du Kilimandjaro par exemple?
Nous passons par divers moyens, notamment le lobbying afin que le gouvernement accepte d'inscrire des livres d'écrivains guinéens dans les programmes scolaires. Mais, ce n'est pas facile. A ce jour, un seul ministre a fait quelque chose que j'apprécie beaucoup, il s'agit de Monsieur Ibrahima SOUMAH qui est l'ancien titulaire de l'Enseignement Technique et de la Formation professionnelle ; il a fait, en son temps, acheter 400 exemplaires de ma « Chronique assassine » pour les écoles normales d'instituteurs. C'est le seul exemple que je peux citer. Le reste vraiment...
A l'Assemblée nationale, on ne peut que faire des recommandations ; seul le gouvernement décider à travers les Ministère chargés de l'Education qui doivent sensibiliser afin de ne pas acculturer nos enfants.
Nous, nous sommes déjà acculturés et le danger maintenant guette nos enfants qui voient la télévision qui écoutent la radio et d'autres formes de cultures autres qu'africaines ; demain ils auront certes la peau noire mais, ils perdront leur africanité. L'Afrique perdra sa moelle et ses valeurs essentielles.
G.C.I: Je n'aime pas beaucoup le mot mouvance...
ATC:Mouvance, c'est des vagues qui s'élèvent, qui s'affaissent. Je suis de la majorité parlementaire. Je ne soutiens absolument, de manière inconditionnelle, aucun régime, aucun homme ; parce que tout soutien inconditionnel peut conduire! Je me réserve donc la liberté de critiquer celui que je veux soutenir.
Je soutiens actuellement dans la majorité parlementaire le président Lansana CONTE mais, je garde toute négatives liberté de critiquer les actions négatives de ce gouvernement, soit dans mes écrits, soit dans mes interventions à l'Assemblée nationale parce que, je vous dis la meilleure façon d'aider celui qu'on soutien, c'est de dire la vérité surtout aux cadres qu'il a choisis, en qui il a en confiance, pour gérer le pays. Et si ces cadres deviennent des magouilleurs, des voleurs, des tricheurs et qu'ils amènent le catastrophique, mon devoir de politicien, c'est de les dénoncer et de dire '' ce que vous faites-là, c'est pas bon!'' Naturellement, les gens ont conclu que je ne suis plus de la majorité mais, moi je m'en fous!
J'ai été élu par le peuple ; ses souffrances d'abord et mon soutien après! dès lors que l'action du président de la République s'inscrit dans le règlement des soucis, des peines, des misères de la population, mon soutien sera total! Mais, quand je vois le fossé de la misère s'élargir de jour en jour ; les gens ne vivent plus, ils survivent! Mon devoir c'est de rappeler à l'ordre les gouvernants. Je dois leur dire vous avez échoué!
G.C.I: Avez vous le sentiment d'être écouté et entendu?
A.T.C: Oh, j'ai le sentiment d'être écouté mais, je suis seul... En dehors de l'opposition légale, c'est-à-dire l'Union du progrès et du renouveau (UPR), nous sommes deux ou trois députés à dire ce que nous pensons. Une fois, j'ai interpellé le Ministre des Finances et le Gouverneur de la Banque Centrale par ces termes: ‘'pourquoi le franc guinéen baisse-t-il tous les jours?'' Je leur ai dit, les raisons sont ici ; il ne s'agit pas de tendre la main, la cybile du mendiant tous les jours, au FMI et à la Banque Mondiale, il s'agit de changer de pratique de gestion la bonne gouvernance d'abord!
''Vous qui êtes assis, Messieurs les Ministres, vous avez chacun un compte à l'étranger, bourré de devises, rapatriez-nous un peu de cet argent que vous placez en obligations ou en actions auprès du trésor public... ça va un peu remonter le niveau du franc guinéen et ça va baisser les tensions sociales. Donc, ce qu'il faut faire c'est de changer de pratique.
Actuellement, la pratique est négative, elle est mauvaise! Il faut le dire! Parce que tous les jours les devises montent!
Tous les jours l'incapacité des ménagères à joindre les bouts s'aggrave surtout en cette période d'hivernage et on va vers le mois de carême. C'est une catastrophe!
Bon, malheureusement que les Guinéens croient que c'est Dieu qui lui impose cette misère et que Dieu viendra à leur secours! Mais je dis que Dieu même a besoin qu'on l'aide ; le Guinéen doit commencer à dire aux gestionnaires pour ainsi dire, de ses affaires, qu'ils ont échoué!
Moi, mon devoir de député, c'est de dire cela ; dire au président de la République ''les cadres que vous avez choisis mènent une mauvaise politique. Il faut faire une autre politique, le peuple a besoin d'être un peu plus heureux, de manger au moins deux fois par jour!''. Tous les Guinéens, ont besoins d'un peu de bonheur, de sécurité.
Vous avons un nouveau ministre de la sécurité qui prend du poil de la bête, il prend du sérieux le problème d'insécurité. J'espère qu'il ira jusqu'au bout de ce qu'il a dit, M. Dieng. Ça au moins, il faut le lui reconnaître. Quand on critique d'un coté, de l'autre il faut reconnaître ce qui est positif. Je reconnais au moins qu'il pose des actes et j'espère que ça aboutira à des résultat concrets. Mais, sur le plan économique c'est un échec.
G.C.I: Comment pouvez-vous nous expliquer que notre pays si arrosé, aux terres aussi fertiles, n'arrive pas à se nourrir. Que pensez-vous de la politique de développement agricole du gouvernement?
A.T.C.:: Il n'y a pas de développement agricole. Il n'y a pas un ministre de l'Agriculture, il y a un ministre du développement rural.
Vous n'avez pas de Ministre de l'agriculture! C'est un grand mot. Ce secteur a absorbé des sommes astronomiques mais, rien ne bouge!
Les Français avaient prévu, je crois que c'est Roland Pré ; il avait prévu que la Guinée serait le ventre de l'Afrique de l'Ouest, c'est-à-dire le grenier à riz. Quand les Français avaient perdu l'Indochine, ils ont été rapatriés sur la Guinée pour suppléer cette absence de grenier à riz des colonies françaises. La Guinée donc est capable de s'auto nourrir! La Guinée est capable de vendre le surplus de sa production à l'étranger mais, c'est la politique agricole qui a totalement échoué! Il faut la remplacer, il faut donner goût aux Guinéens d'aller travailler la terre. Aujourd'hui, tous les champs, tous les villages sont désertés. C'est l'exode rural de manière massive.
Donc on ne fait rien pour attacher le paysan à la terre. Avant, c'est les villages qui ravitaillaient Conakry au mois d'Août ; maintenant, dès le mois de Février, il faut envoyer du riz au village. Il faut que les citadins envoient du riz importé aux villageois, aux paysans. Mais ça ne va plus!
Donc, il faut qu'on se ressaisisse ça ne va pas et qu'on se dise la vérité. La politique appliquée actuellement sur le plan agricole, sur le plan économique est mauvaise. La terre est bonne, c'est les Guinéens qui sont mauvais.
G.C.I.: A propos du dialogue national en cours, nous apprenons que Jean-Marie Doré a claqué la porte et que l'UPR serait sur le point de faire pareil. Les partis guinéens ne s'entendent pas, il y a des revendications, des blocages ; quel est votre rôle dans ce dialogue et peut-on dire que l'opposition radicale qui a des préalables, les aura et a -t-elle raison de réclamer ces préalables avant tout??
ATC: Bon! les partis guinéens ne s'entendent pas, c'est normal parce que chacun veut être président de la république!
A ce niveau, on ne s'entendra jamais, mais ça c'est pas grave! L'essentiel, c'est de s'entendre sur un minimum. Vous parliez du dialogue, il n'est pas encore amorcé. C'est un faux dialogue. Le Ministre de l'administration du Territoire et de la décentralisation m'a interpellé, il y a deux semaines pour la commission AD/ HOC pour la réunion du code électoral.
J'ai dit, Monsieur le Ministre, je n'y vais pas! Je ne suis pas intéressé! Je suis homme de dialogue ; parce que le changement en Guinée c'est avec le dialogue et les urnes. Prendre un lance-pierre donc, tous ceux qui prônent la violence je ne suis pas avec eux, je les combattrai.
Mais, le dialogue, il faut qu'on se dise certaines vérités. J'ai dit au ministre, pourquoi n'appelleriez-vous pas les membres des partis politiques autour de la table, qu'on crache entre nous ce qu'il y a dans le cœur et qu'on dise comment faire en sorte que les élections soient transparentes et régulières et que les résultats soient acceptables. Et après, on dira aux bailleurs de fonds, voilà ce sur quoi l'opposition et le gouvernement se sont entendus.
D'ailleurs, son prédécesseur avait mis en friche, sur ce domaine, une politique qui n'est pas bonne. Je lui ai dit que cette politique n'est pas bonne. Nous devons nous revoir, et je dirai ce que je pense.
L'opposition demande beaucoup pour avoir un peu, elle a raison sur pas mal de ses points de revendications, sa faiblesse c'est que chacun veut être président de la République.
Le gouvernement ne sait même pas exploiter ce faible. J'aurais été à coté du président, Conseiller par exemple, je lui dirais comment faire, pas pour affaiblir, parce qu'on a besoin d'une opposition forte, mais puisque tous ces Messieurs veulent occuper le Kibanyi (Fauteuil) présidentiel et que, il ne peut y en avoir qu'un seul à la fois, ils arriveront jamais à vaincre le pourvoir en place, à condition que ce pouvoir n'affame pas la population ; à condition que ce pouvoir maintienne la sécurité ; à condition que ce pouvoir agisse sur le plan économique, maintienne la force de la monnaie, une politique viable, acceptable par les bailleurs de fonds.
Donc l'opposition a raison en grande partie ; je suis membre de la majorité mais, je dis que les forces vives c'est tout le monde y compris le PUP (Partie de l'Unité et du Progrès, au pouvoir). Au début, tout le monde était invité le PUP, n'a pas accepté Jean Marie Doré a quitté le dialogue mais, je dis que ce n'est pas un dialogue ; l'UPR a quitté. Mais, on va se retrouver avec le ministre et on lui dira '' voici la voie que nous que vous conseillons pour des élections claires et transparentes''. J'irai personnellement à la rencontre avec le ministre parce que je suis homme de dialogue. On ne peut pas s'entendre sur tout mais c'est normal. L'essentiel c'est d'apaiser les souffrances des populations. Cela m'inquiète vraiment!
GCI/ A propos, êtes-vous optimiste ou pessimiste quant à l'avenir de notre pays?
ATC: Je suis homme de culture, créateur donc, fondamentalement optimiste!
Mais, les choses sont tellement graves que je vois dans 10 ans, 15 ans ceux qui vont gérer ce pays, leur formation à la base est nulle. On achète tout. On achète le passage d'une classe à une autre! On achète des diplômes et on laisse-faire ; les parents même y contribuent les enfants n'ont pas de niveau, c'est l'avenir même qui se trouve compromis. J'ai peur que demain, on soit obligé d'aller chercher des Sénégalais ou des Algériens et autres... pour venir faire ce que nous ne pouvons parce qu'on en a pas intellectuellement pour construire notre pays. D'autres viendront le faire et faire de nous des domestiques ; faire de nous ceux qui vont manger après que le ''maître'' ait fini de le faire.
C'est MOUSTAPHA KEMAL Ataturk qui disait que ''tant que l'étranger tient votre ventre, vous ne pouvez pas dire que c'est l'indépendance''!
GCI: Pour en revenir à votre cote d'homme de culture, quelle est votre contribution à la formation des jeunes, la relève de demain?
ATC: Ma contribution... Vous savez, je suis écrivain, dramaturge ; il y a même une troupe de théâtre qui porte mon nom, AHMED TIDJANI CISSE. J'écris des pièces et j'ai, proposé au Centre Culturel Franco –Guinée de créer un Centre de formation, de lecture, d'écriture pour les jeunes. Mais, ça n'a pas encore marché ; il y a quand même un module là-bas. Ma contribution c'est de montrer à ces jeunes ce que je sais. Montrer à ces jeunes mon parcours, en Guinée d;abord avant de partir en France ; j'ai commencé le théâtre ici au lycée et j'ai continué en France. J'ai vécu de cela- j'ai fait mes diplômes Universitaires mais, c'est la culture qui m'a fait vivre - je suis rentré ici, au pays, parce que j'en avais assez de l'exil. Alors, c'est pour montrer aux jeunes de chez nous les produits que les Français ont apprécié ; j'ai en des prix littéraires, j'ai été à la base de la création de la troupe nationale de théâtre rénovée après l'avènement de la 2e République.
Donc, ma contribution c'est chercher des occasions de mettre à la disposition des jeunes des écrits pour qu'ils s'inspirent de ce que j'ai fait, parce que je sais qu'ils n'ont pas la chance d'avoir la base que j'ai eue sur le plan littéraire, sur le plan de la formation initiale. J'écris afin que les jeunes aient envie de chercher à comprendre le pourquoi et le comment de mes écrits.
Si j'avais la possibilité de faire des conférences littéraires ; si le gouvernement, si le ministre de la culture organisait ce genre de conférences, je contribuerais gratuitement mais, jusqu'ici l'initiative ne part que de moi. Le gouvernement à ce niveau, n'a pas d'initiatives créatives.
C'est dommage mais, pour répondre à votre question, je ne suis pas désespéré à votre question, je ne suis pas désespéré car, comme je le disais tantôt, au niveau des jeunes, il y a un terreau sur lequel ils évoluent très bien, sur le plan de la littérature, de la poésie, du théâtre sur tout. A ce niveau, je suis un peu optimiste mais, dans l'ensemble de la formation, quand je vois, comment les jeunes sont formés actuellement, je suis désespéré. Mais, je dis tant qu'on vit il y a de l'espoir ; il faut se battre, je ne baisserai jamais les bras!
GCI: En conclusion, avez-vous un voeu pour la Guinée et pour votre carrière d'homme de culture?
ATC: Je commencerai par ma carrière d'homme de culture, avant le plus important qui est l'avenir de la Guinée. Je demande à Dieu de continuer à me donner la force d'écrire, à la disposition des lecteurs ce que j'écris parce que les maisons d'éditions ici n'ont pas d'argent. Les entreprises ici ne connaissent pas le sponsoring, donner par exemple, de l'argent pour l'édition d'un livre. C'est Ottavio Moravia, philosophe italien, qui le disait ''l'homme de culture ne doit pas s'entremêler les pattes avec ce qui est quotidien ; l'homme de culture doit viser l'absolu, en visant l'absolu, il accomplit des œuvres colossales ; il n'en profitera pas mais, il marquera son passage sur terre, au bénéfice de l'humanité''.
Pour le deuxième volet, l'avenir de la Guinée.
Cet avenir est ancré dans une option politique claire. Actuellement, des deux cotés, notre mal est infini! la gestion politique actuelle est mauvaise. Ceux qui prétendent prendre la relève ne s'entendent sur rien. Ils ne sont d'accord que sur leurs désaccords comme le disait feu Houphouët-Boigny.
Alors, j'ai l'espoir que la jeunesse saura, en regardant de gauche à droite, choisir, opter pour une autre façon de gérer la Guinée. J'ai espoir qu'on ne sera pas obligé d'appeler les étrangers pour gérer ce pays parce que nous sommes mal formés.
En conclusion, le créateur que je suis, l'homme de culture que je suis, est condamné à être optimiste. Mais, les Guinéens ont tendance à trop s'en remettre à Dieu ; qu'ils sachent que Dieu n'aide que ceux qui sont dans l'action. Si les Guinéens ne se lèvent pas ; si les Guinéens ne veulent pas travailler, Dieu tournera le dos!
J'espère que Dieu aidera ceux qui veulent travailler et améliorer notre beau pays.
Propos recueillis par Usman Barry pour GuineeConakry.info




















