
Tandis que la Cour pénale internationale continue avec constance à réclamer le transfèrement de l’ex-première Dame a La Haye, pour des chefs d’accusation identiques à ceux brandis par la justice ivoirienne, la situation Madame Gbagbo s’enlise d’une certaine manière face à l’entêtement des avocats ivoiriens.
Celle qui traine depuis l’année dernière une peine de 20 ans, est de l’avis de ses avocats soumise à une espèce de harcèlement où le politique fait son cinéma dans le jeu de la justice. Une attitude qui compromet l’objectivité des débats. Pour Maitre Rodrigue Dadjé ‘’…Dans cette instruction, il n’y a aucun élément qui se rapporte à Madame Gbagbo par rapport aux crimes qui ont été commis’’, alors que les parties civiles décident de se désister au vu des irrégularités procédurales constatées.
Autant de raisons qui font que la Cour pénale internationale va continuer à insister de son bon droit, pour faire accepter des autorités ivoiriennes le transfèrement tant exigé, mais que celles-ci feront tout pour contourner, question d’orgueil politique et de souverainisme sourcilleux. Le président Alassane Ouattara, dans son souci de construction d’image de démocrate et de réconciliateur, va certainement manœuvrer pour dépasser cette situation.
Mais ce ne sera pas une partie facile, car la réconciliation en Côte d’Ivoire pour longtemps encore, transitera par la case Gbagbo, dont les militants et les sympathisants pourront peser dans la balance sociopolitique ivoirienne.
Maria de BABIA
2016 GuineeConakry.Info




















