
Avant de quitter le Parlement avec fracas, Julius Malema tenait à affronter son ancien mentor avec la pugnacité du militant déçu et la rage du leader des Combattants pour la liberté économique (EFF). Une bravade pour faire sa place au soleil de la démocratie sud-africaine et dans les cœurs de ses militants et de bien d’autres de ses compatriotes.
‘’ZuMalema Show’’
Malema malmène Zuma pour le dénoncer et le ridiculiser. C’est le ‘’ZuMalema Show’’ ! En apostrophant ainsi le président atteint dans sa dignité, il provoque sciemment : « Cet homme est en train de corrompre notre pays. Vous avez tous peur de lui, peur d'un homme qui est en train de détruire notre pays.(…)…Je ne vais pas laisser un criminel s'exprimer devant le Parlement, alors que vous ne faites rien contre ce criminel ! » Malema s’adresse plus à l’opinion publique de son pays dont il veut récolter prochainement les suffrages qu’à l’aréopage des députés. Il vise sa cible Zuma pour faire tomber dans sa besace politique les voix dont il aura bientôt besoin pour réaliser ce qu’il croit être son destin national.
Atteint mais pas totalement à terre, Jacob Zuma choisit la voix de la sérénité bien feinte pour relever, à sa manière, le défi du député surexcité et tout exprès arrogant; il lui répond en prenant plutôt les autres parlementaires à témoin : « A chaque fois que je viens ici, je suis l'objet d'insultes verbales. Au lieu de répondre à des questions, je suis obligé de rester assis et d'écouter les gens me traiter de criminel, de voleur. » Un amer constat d’impuissance qui l’oblige à pousser ses soutiens politique à réagir, au risque de ne plus le revoir en ces lieux.
Empoignades futures
Episode certes douloureux mais qui préfigure bien les empoignades futures, car les opposants à l’image de Julius Malema vont appuyer sur l’accélérateur des investigations pour dénuder autant que possible la gouvernance Zuma dans ses turpitudes financières et politiques. Cette guéguerre pour le pouvoir est malsaine, mais elle semble nécessaire au microcosme politique sud-africain comme un exutoire de ses complexes, de ses errements, bref un viatique de ses soubresauts vitaux.
Cela va donc continuer avec ses labyrinthes et ses boomerangs.
Maria de BABIA pour GCI
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