
Selon Mohamed Gueye qui était récemment l’invité d’une émission sur une web-radio pour parler de cette affaire qui a suscité autant de réactions et de passion, l’article serait venu « d’une information sur laquelle nous sommes tombés à partir des contacts que nous avons auprès des services douaniers à l’aéroport. Il s’agissait de fonctionnaires qui nous racontaient un peu ce qui leur était arrivé. Ils étaient frustrés qu’on ait laissé passer l’argent ».
Mais pourquoi étaient-ils frustrés ? Tout serait lié à ce qu’au sein de la douane sénégalaise, on appelle ‘’le fonds commun de la douane’’. Un fonds alimenté par les pourcentages qui sont versés aux fonctionnaires de la douane, à chaque fois qu’ils opèrent une saisie. Comme on peut l’imaginer, plus la saisie est importante, plus le gain lui-même, est important. A la fin de l’année, c’est la somme de ces ristournes successives que les douaniers se répartissent sous forme de primes!
Mais il se trouve que dans le fameux dossier des 4 milliards de FCFA, devenu 8 milliards, vu que le ministre sénégalais de l’économie avait donné l’ordre pour qu’on laisse passer l’argent, les douaniers savaient qu’ils ne pouvaient rien espérer comme pourcentage. Leur colère venait de là. Ils estimaient avoir fait le travail qui est le leur, mais que pour des considérations d’ordre politique, on les privait d’une recette dont ils se seraient certainement souvenus pour longtemps encore. Hélas !
Ce serait donc sans aucune arrière-pensée, ou peut-être, pour se venger qu’un des douaniers s’est confié à notre confrère. Ce fut l’allumage.
GuineeConakry.info / GCI




















