
Selon le responsable de la communication du PEDN Faya Francois Borono, M. Kouyaté ne doit à personne du côté d’Abu Dhabi, encore moins à l’Etat et que, cette histoire que Cheick Yérim Seck (l’auteur de l’article) raconte sur son site n’a pas commencé par lui. Il précise au passage que c’est la femme d’affaire Chantal Cole qui a été la première à faire des déclarations sur ce sujet, lors de la campagne électorale : « Ce qui est tordu dedans, elle parlait de 12 à 13 millions de dollars, Yérim parle de 10 millions de dollars. Il y a déjà une inconstance autour des chiffres», a déclaré François Borono au cours de cette émission.
Plus loin, il tient à préciser : « Les montants qu’on est en train d’annoncer ne sont pas en francs guinéens. Lorsqu’on parle de 10 millions de dollars américains, c’est plus de 100 milliards de francs guinéens. Je ne pense pas que moi je puisse donner 100 milliards à une personne, sans en avoir les preuves. M. Kouyaté a été Premier ministre, il y a près de 10 ans. Quelqu’un qu’on appelle comme un prince, est doté d’une notoriété qui lui permet de saisir même un président américain ! », justifie le chargé de com.
Pour Monsieur Borono, cette affaire relève ni plus ni moins que d’une tentative du journaliste, auteur de l’article, d’escroquer le président du PEDN. Il s’explique : « Pendant la campagne, il a fait beaucoup d’articles pour nous, on n’a signé aucun contrat. Après la campagne, c’est M. Yérim qui vient informer M. Kouyaté, avant même nous, membres de la cellule de communication, qu’il avait suivi Chantal Cole dans cette émission, pour dire ‘‘Grand frère Kouyaté, il y a Chantal qui raconte des choses sur toi. Elle t’accuse d’une affaire de combien de millions de dollars, avec un prince d’Abu Dhabi, mais laissez-moi m’occuper d’elle’’. Par la suite, il demande le paiement d’une facture de 150.000 euros. C’est plus d’un milliard de francs guinéens. Il est venu demander un montant qu’il n’a pas obtenu. Donc, c’était tout à fait normal qu’il se mette à raconter des affabulations dont il n’a aucune preuve !’’, a assené François.
Pour étayer ses propos, il cite en exemple le clash dont le journaliste en question aurait fait l’objet, à l’époque de la junte militaire au pouvoir, dirigée par le capitaine DADIS, qui l’avait qualifié également « d’escroc ». Pour Borono, le journaliste d’origine sénégalaise, « Yérim Seck est un habitué des faits ».
Pivi BILIVOGUI pour GCI
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