
Par rapport à ces « allégations dénouées de tout fondement », Palladino capital a menacé à travers un communiqué récemment rendu public, par soin de ses services de communication, de réagir vigoureusement, en attendant, bien entendu, la sortie du mutisme du gouvernement guinéen, « notre société n’a aucun lien d’affaires ou autres avec le président Condé et compte contester toute allégation de ce genre, y compris devant les tribunaux compétents ».
Le moins que l’on puisse dire, c’est que cette affaire de 25 millions de dollars Us révélée par le quotidien britannique Sunday Time, porte un sérieux ombrage sur la politique de rigueur budgétaire mise en place par le chef de l’Etat, Pr Alpha Condé.
En tous les cas, exiger que tout le pays serre la ceinture qu’il trempe dans une histoire d’accord qui frise la corruption, serait absolument contradictoire. En tout état de cause, une réaction étatique tendant à mettre en doute les propos du quotidien britannique s’avérait nécessaire. A défaut, c’est la société sud-africaine mise en cause qui monte au créneau pour sauver la face.
Palladino Capital n’exclut pour ce faire de trimballer les responsables desdites allégations devant les tribunaux compétents. Lisons plutôt la version officielle de Palladino capital: « A l’instar d’un certain nombre d’institutions, notre société a joué un rôle mineur en aidant depuis 2010 le gouvernement de Guinée avec la restructuration de son secteur minier, la création d’une société nationale des mines de Guinée, l’examen de certains contrats conclus avant l’élection du premier président démocratique élu, Son Excellence M. Alpha Condé. Notre société a accepté, à la demande du Gouvernement guinéen, de fournir le financement à long terme devant permettre à la Société nationale des mines guinéennes de poursuivre son objet social. L’accord de prêt – qui a été dûment signé par les ministres guinéens des Finances et des Mines suite à de longues négociations – ne fait aucunement référence à une disposition quelconque de ce genre ou qui pourrait provoquer l’appropriation par notre société de 30% des actifs privés ou nationaux. Toute allégation d’une telle clause en cas de défaut de paiement est complètement incorrecte ».
Kerfalla Kourouma pour GuineeConakry.info




















