
L’espace Sory Kandia Kouyaté, complètement dégagé de tout engin roulant, ne ressemble point aux jours passés. Désormais des stands équipés de livres, romans littéraires, essais politiques, mémoires, de recueils de poèmes et autres de revues, de magazines de grandes réputations…
Il est 9heures30 quand les invités commencent à arriver, aux premiers rangs, les auteurs romanciers et poètes guinéens, dont le nombre grandi grâce à l'appui de L’Harmattan Guinée, la maison qui a produit le plus de livres en Guinée, au cours
de la dernière décennie en Guinée…
La salle polyvalente du Centre Culturel Franco-guinéen se remplit et refoule du monde, quand les autorités gouvernementales dirigées par le premier ministre font leur entrée sous un torrent d’applaudissements. Les choses vont rapidement évoluer. Et, après une brève étape de présentations, le directeur de l’Espace Sory Kandia, Daniel Couriol, se saisit du micro pour souhaiter la bienvenue à tout ce beau monde dont l’Ambassadeur de France en Guinée.
Il sera suivi par le Directeur de l’Harmattan Guinée, Sansy Kaba, qui rendu un hommage mérité aux écrivains guinéens, africains et français vivants ou non. Il a fait observer pour cela une minute de silence à l’honneur des uns et des autres… Un moment particulièrement pathétique.
Dans son discours de circonstance, le Directeur de L’Harmattan Guinée a salué « les efforts du gouvernement et des partenaires pour la réussite matérielle de cet événement, avant de s’engager à faire de la Guinée la capitale africaine du livre, comme Abidjan l’est pur la musique, Dakar pour les arts et Alger pour
la culture... Un combat noble, difficile, mais bien à la portée de la Guinée! ».
Il était temps de faire une pause, quand la poétesse guinéenne Djénabou Koumatcho Diallo est apparue un scène pour déclamer un poème titré "la paix en Guinée". A peine qu’elle prenait place sous un tonnerre d’applaudissements, voilà la troupe Uni-art qui occupe le podium pour présenter une saynète mettant en scène d’une part, l’ignorance, en compagnie de la pauvreté, la maladie et tous ses corollaires et d’autre part le livre, la lecture, la science et tout le bonheur que cela représente pour le progrès politico-économique que cela représente pour un pays. La première équipe finira naturellement par avoir raison de la seconde, malgré son engagement et sa détermination, pour le bonheur de l’humanité. Quoi de plus normal!
Les officiels reviennent. C’est ainsi que le représentant de l’Unesco en Guinée, M Diallo, a dit tout le soutien de son institution aux 72 heures du livre, à travers la caravane des journées de lecture dans la ville de Conakry et dans les sept régions administratives du pays.
L’ambassadeur de France en Guinée prendra ensuite la parole qui a magnifié les relations entre son pays et la Guinée liés par la langue et l’histoire. Il a particulièrement insisté sur le caractère universel de la lecture, des mots et du livre
sans lequel le monde ne serait pas ce qu’il est aujourd'hui.
Ce fut autour du ministre de la culture, des arts et du patrimoine culturel de dire toute sa satisfaction pour la réussite de ces événements. En sa qualité d’artiste, il a démontré en quoi sans le livre et la lecture, il serait difficile de faire passer notre pays de son état de pauvreté au développement tant ambitionné.
Avant la fin de la cérémonie qui s’est soldée par la visite des stands, l’honneur est revenu au premier ministre, Mohamed Saïd Fofana, de lancer de manière officielle la 5éme édition des 72 heures du livre, en réitérant la volonté de l'Etat guinéen d'accompagner les efforts et les initiatives de L'Harmattan Guinée.
© 2013 Kerfalla Kourouma pour GuineeConakry.info




















