
Pour les besoins de la cause, l’historique salle de congrès du Palais du peuple a fait ses toilettes. Avec un podium exceptionnellement décoré de jeux de lumières éblouissants et d’affiches portant la marque ‘’20 ans de Bambino’’ portant l’effigie de l’artiste conçue pour la circonstance, décor auquel les logos et les slogans des partenaires imprime une beauté sophistiquée.
« Tolérance zéro aux mutilations génitales féminines », pouvait-on lire sur certaines affiches collées aux murs de la salle qui, au moment crépusculaire, a refoulé du monde. Pendant ce temps, deux écrans géants placés de part et d’autre de la scène projette allègrément les spots des partenaires. Après un long moment d’attente, la soirée a démarré dans les environs 22 heures et demi.
Au lever du rideau, c'est Fatoumata Kamissoko qui réveille la foule avec son morceau fétiche ‘’La Guinée’’ tiré de son premier album. Une composition qui chante la richesse du sol et du sous-sol guinéens. Elle est vivement applaudie. Puis viendra Amadou Accordéon Barry qui va électricifier la salle avec son morceau ‘’Danko Djomma’’ et ses pas de danse frémissants.
Ensuite ce sera le tour de Hadja Maningbè, Koulako Sayon, Aicha Kamaldine Conté, des braves femmes qui ne sont plus à présenter dans l’univers musical guinéen. Elle feront des démonstrations de force faisant bouger toute la salle. Les choses ne pouvaient mieux commencer.
Il est 22 heures 50 quand la vedette du jour arrive sur le podium. Fidèle à sa réputation de grand chanteur, Sékouba Bambino lancera tout d’abord ‘’M’bara na’’, sous les ovations d’un public acquis à sa cause. Accompagné par le groupe Standard de Petit Condé, il enchaînera avec d’autres tubes comme ‘’Yarabi’’, ‘’le destin’’… dans une salle qui baigne dans apothéose indescriptible.
Fréderic Meiwey le "zoblazoman" de Côte d'Ivoire fera son apparition sur la scène où il improvisera d’abord une saynète sur un titre extrait d’un des nombreux opus de Bambino avant de chanter un des morceaux à lui sous les applaudissements étourdissants d’un public surchauffé.
C’est en ce moment qu’intervient un temps de pause. Le moment idéal pour la coupe du gâteau d’anniversaire offert par la pâtisserie du 2 octobre. L’occasion était également opportune pour le ministère d’Etat à la promotion féminine et le département de la santé et de l'hygiène publique, en collaboration avec PSI Guinée d’attribuer un "satisfecit" à l’artiste Sékouba Bambino pour sa contribution de taille dans la lutte contre les mutilations génitales féminines. C'est en effet Sékouba Bamibno qui a composé le morceau qui sert de générique dans toutes les cérémonies consacrées à la lutte contre les mutilations génitales féminines en Guinée.
La soirée pouvait continuer avec l’intervention de l'orchestre Africando qui démarre avec ‘’l’oiseau fait son nid’’ chanté par Sékouba Bambino. Puis ce fut la sortie remarquée d’Amadou Balakè Traoré du Burkina Faso, marchant péniblement à l'aide d'une béquille puis callée dans un siège, mais qui n’a jamais rien perdu de la superbbe chaleur de sa voix. Il chante le titre ‘’Bétessé’’ et la salle explose!
Africando poursuivra son envolée lyrique avec Médoune Diallo du Sénégal et Josputo, du Bénin qui remplace Gnonnas Pedro dans le titre ‘’Yirima koye’’. Un morceau qui a mobilisé tous les nostalgiques autour de la scène du Palais devenue subitement petite.
La Soirée terminera par la prestation de Bambino accompagné cette fois-ci par Bembeya Jazz national. Une occasion que le fils de Bouré n’a pas manquée pour reprendre de façon magistrale ‘’Télégramme’’ et bien d’autres titres que le public a chantés en chœur et dansé avec lui.
Kerfalla Kourouma pour GuineeConakry.info




















