1er DECEMBRE: Sida, les défis demeurent...

Comme chaque année, le premier jour du mois de décembre est l’occasion de faire une pause, et de se pencher le fléau mondial qu’est le Sida. C’est l’occasion de faire le bilan de la bataille qui a été menée et de se projeter dans le futur. Cette année, les spécialistes indiquent, bien qu’il faut s’alarmer du nombre toujours inacceptablement élevé d’être humains sous la menace mortelle de la pandémie du siècle; que des raisons d’espérer commencent à pointer le bout du nez, avec l’utilisation de plus en plus généralisée des préservatifs pendant les relations sexuelles, le dépistage qui entre progressivement dans les mœurs, mais également avec l’accès relativement facilité des ARV aux victimes du sida. Mais comme il fallait s’y attendre, ces relatifs motifs de satisfaction, sont inégalement perceptibles selon que l’on est dans les nations développées ou dans la majorité des pays végétant dans la ... 0:34 1-12-2011

Mais comme il fallait s’y attendre, ces relatifs motifs de satisfaction, sont inégalement perceptibles selon que l’on est dans les nations développées ou dans la majorité des pays végétant dans la pauvreté et la précarité. Et toute la problématique réside dans l’universalisation de ces progrès contre le sida. Car après tout, personne n’a le droit de mourir de cette pandémieSelon des statistiques de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), les personnes atteintes du sida étaient estimées en 2009 à 33, 3 millions.

Tout de même une augmentation de 29 % par rapport au chiffre d’il y a dix ans plus tôt, en 1999. Au compte de cette année 2009, quelques 2,6 millions de personnes avaient nouvellement contracté le VIH. Et 1, 8 millions en avaient été tuées. Cependant, quand ces chiffres sont analysés beaucoup plus en profondeur, on se rend bien compte que les choses sont moins alarmantes qu’elles paraissent à première vue.

Ainsi, de l’avis des spécialistes, ce qui expliquerait la relative augmentation du nombre de personnes atteintes du VIH de 1999 à 2009, c’est l’allongement de la durée de vie des dites personnes suite à l’utilisation de plus en plus importante des antirétroviraux. Les chercheurs s’en sont davantage rendus quand ils ont réalisés qu’en 2009 l’augmentation nette de nouvelles infections était tout de même inférieure de 19 % à celle qui avait été constatée en 1999.

Cependant, comme on le disait plus haut, ces relatifs progrès qui se perçoivent au travers de ces statistiques brutes concernent le monde entier, et cachent de sérieuses disparités entre les mondes développé et sous-développé. C’est ainsi qu’en ce qui concerne la Guinée par exemple, le sida constitue l’une des premières causes de mortalité et de morbidité chez l’adulte guinéen avec un taux de séroprévalence estimé à 1,5 % en 2005 par l’Enquête démographique et de santé (EDS). Le taux d’infection quant à lui était estimé à 4, 3 % en 2008 contre  2,8 % en 2001. En ce qui concerne l’impact sociodémographique du sida, des projections estiment que le pourcentage de décès liés au SIDA chez les personnes âgées de 15 à 49 ans devrait atteindre entre 27% et 37% en 2015.

Naturellement, des efforts continuent à être déployés à la fois par l’Etat et les partenaires. Mais en dépit de quelques progrès, d’autres sacrifices sont encore nécessaires. Des sacrifices qu’il faudra consentir à la fois dans le cadre de la lutte globale de la pauvreté qui demeure une circonstance mais également sur le plan de l’éducation. Ce dernier volet est notamment nécessairement pour convaincre les Guinéens à se prêter de plus en plus au dépistage volontaire et confidentiel. Etape essentielle qui doit ensuite déboucher sur la prise en charge aujourd’hui gratuite par les ARV.

De l’éducation, il en faut également pour amener les uns et les autres à adopter les mécanismes de protection et notamment l’utilisation de préservatifs. Mais la lutte conte la pauvreté est une condition pour réduire le contingent des travailleuses de sexe qui sont parmi les plus exposés à l’épidémie. De même, il faut que des efforts soient davantage déployés pour permettre de prendre en compte notamment les zones rurales et pour s’attaquer avec plus d’efficacité contre la transmission de la maladie de la mère à l’enfant. 

Brahim Bangoura pour GuineeConakry.info

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