
En marge de cette journée mémorable et symbolique, qui vise principalement à attirer l’attention des grands décideurs, mais aussi, les inciter à prendre des mesures en faveur des filles pauvres de tous les continents, Plan international lance aussi sa campagne quinquennale: « Parce que je suis une fille ». Une initiative qui vise à aider .
Une initiative qui vise à aider les quelques soixante-quinze millions de filles qui ne sont pas à l’école, une des causes majeures de la pauvreté dans le monde, et particulièrement en Afrique.
En Guinée, cette cérémonie de lancement, célébrée dans la salle des congrès du Palais du peuple, a été placée sous la haute autorité de Madame la Première Dame de la République, Mme Condé Hadja Djéné Kaba.
« Parce que je suis une fille », est une série d’activités qui vise à aider directement « quatre millions de filles à avoir accès à l’éducation ». Selon Plan, « la plupart de ces filles, qui, dans le monde entier, vivent dans la pauvreté, ont été mises hors du système scolaire pour cause de mariage précoce ou forcé, de violence basée sur le genre, de discrimination ou de pauvreté ». Avant d’ajouter que cette campagne qui se poursuivra jusqu’en 2016, « vise à influencer les politiques et les lois ».
Et bien que les tendances mondiales indiquent un avancement dans certains domaines, tels que l’inscription à l’école primaire, le dernier rapport sur l’état de l’éducation des filles au niveau mondial, révèle que « trente-neuf millions de filles âgées de 11 à 15 ans à travers le monde sont hors du cycle secondaire inférieur. » En Afrique, notamment, sur les vingt-neuf millions d’enfants en âge d’être scolarisé au primaire, et qui ne le sont pas, au moins « 54% sont des filles » Sachant que la parité entre les sexes dans les écoles primaires n’a été atteint que « dans 16 pays sur les 54 sur le continent ».
C’est pourquoi dira le directeur régional de Plan pour l’Afrique de l’Est et Australe, M. Gezahegn Kebede : « il est inadmissible que tant de filles se voient encore refuser le droit à l’éducation. Cette absence est non seulement injuste, mais elle a un impact tragique et durable sur la vie de tant de jeunes filles, et ne devrait plus être tolérée…l’éducation des filles est l’un des meilleurs investissements que nous pouvons faire pour aider à briser le cycle de la pauvreté…une fille instruite est moins vulnérable à la violence, moins susceptible de se marier précocement…».
Pour parvenir à cet idéal, M. Adama Coulibaly lance un appel aux décideurs : « au niveau gouvernemental, les ministères doivent travailler ensemble pour coordonner leurs efforts de lutte contre les barrières sociales, économiques et politiques à l’éducation des filles qui recoupent des secteurs multiples. Les écoles doivent également assumer la responsabilité de fournir un environnement sûr et équitable aux filles et aux garçons. Un environnement où les filles peuvent obtenir les qualifications et les compétences pour les assurer un avenir autonome et confiant ».
S’agissant de la Guinée, le directeur programme de Plan Guinée, M. Akoï Béavogui, affirmera que l’objectif de cette campagne ‘’Parce que je suis une fille’’, est « de promouvoir l’accès, le maintien et la réussite de 25% de filles de la zone plan à l’éducation primaire, secondaire et non formelle jusqu’en 2016 ; de renforcer les compétences de 5000 filles pour qu’elles deviennent des citoyennes responsables et autonomes, d’ici 2016 ». Sur ce, parmi toutes les couches, sont ciblées par la campagne en Guinée : « les adolescentes de 10-14 ans ; les déscolarisées ou non scolarisées ; les filles orphelines ; les filles en conflits avec la loi ; et les filles domestiques », précisera le directeur de la communication Plan Guinée, M. Samory Condé.
A rappeler que pour la petite anecdote, le nom de la campagne « Parce que je suis une fille » a été prononcé pour la première fois par une petite fille. C’était lors d’une visite d’un travailleur de Plan Allemagne dans un des pays-programmes. Et au cours d’une de ses promenades de terrain, il rencontre par hasard, une jeune fille qui vendait des beignets à des heures où ses copines de la même génération étaient à l’école. A la question de savoir pourquoi « tu ne va pas à l’école ? » La fille a répondu tout simplement : « parce que je suis une fille ».
Lamine Camara pour GuineeConakry.info




















