
Ceux qui avaient décidé de voter avaient en bandoulière une admirable patience pour vaincre les lenteurs administratives du processus électoral. Les files étaient longues, mais presque toujours disciplinées aussi bien à Conakry que dans les préfectures. Les écoles, les maisons de la jeunesse, et quelques fois mêmes de vieux bus, ont été transformés intelligemment en bureaux de vote, avec des isoloirs de circonstance.
Les huit différents présidentiables ont tous adressé à leurs électeurs des mots d’apaisement. D’Alpha Condé à Cellou Dalein, en passant par Sidya Touré, Lansana Kouyaté, ou encore la seule dame Marie-Madeleine Dioubaté, les messages étaient faits d’espoir, même si certains regrettaient au passage le retard du démarrage de vote dans certains bureaux, les listes sans ordre logique ou numérique, voire alphabétique. Mais surtout, le manque de matériels comme les enveloppes ou les registres. Les uns et les autres ont donc invité leurs militants à protéger leurs votes qui doivent être sécurisés par les autorités.
Les organisations internationales venues observer cette présidentielle, tout en appréciant l’engouement populaire, ont évité les jugements hâtifs, et conséquemment demandé aux journalistes d’attendre la soirée ou demain pour tirer les premières leçons du déroulement des élections sur toute l’étendue du territoire national. Les 250 observateurs internationaux présents ont pu se rendre sans entraves un peu partout, pour mieux évaluer cette consultation populaire massive.
Face aux démarrages tardifs enregistrés dans des bureaux de vote, dans la capitale comme dans certaines autres villes, la CENI dans son communiqué n°4, a invité les CEPI (Commission électorale préfectorale indépendante) à prolonger l’heure de fermeture de 2 heures, soit 20h TU. A Kankan, vu l’affluence, la CEPI a dû continuer jusqu’à 23h ! Mais en aucune façon, les CEPI ne doivent dépasser les 11 heures prescrites par la loi, rappelle Bakary Fofana, le président de la CENI. Dans ces conditions exceptionnelles, les organisateurs devront planifier des veillées de décompte électoral, pour assurer la transparence du scrutin. Quant aux dépouillements, ce sera pour sûr, une longue affaire. Cependant les responsables de la CENI, interrogés dans le cadre de la soirée électorale de la RTG, laissé entendre que dans les 3 à 6 prochains, les premiers résultats pourraient tomber, peut-être les résultats globaux.
Maria de BABIA pour GCI
2015-GuineeConakry.Info




















