
cependant, conscient que le véritable enjeu réside dans l’obtention de l’intégralité des fonds du 10ème FED, le représentant résident de l’instance européenne en Guinée a indiqué que, cet ultime pari suppose un certain nombre de conditions préalables, dont la plus importante demeure certainement l’établissement par la Guinée d’un chronogramme détaillé, en vue de la tenue des élections législatives d’ici à la fin de l’année.
Une condition que la Guinée a d’autant plus intérêt à remplir qu’avec le déblocage du 10ème FED, Conakry pourrait faire face à la gouvernance (réforme du secteur de sécurité, justice, finances publiques, décentralisation), aux secteurs sociaux (Santé, eau, assainissement) ainsi que les infrastructures routières.
Pour autant, dans son intervention de circonstance, le ministre de l’économie et des finances n’a pas évoqué le déficit politique qui empêche le déblocage des fonds. Selon lui, il y a la problématique liée à l’incapacité de la Guinée à absorber les fonds qui pourraient être libérés au cas où les conditions politiques devaient être réunies. Une incapacité qui se traduit, selon lui, par fait que « Nous n’avons que de vieux projets qui ont dix à quinze ans d’âge. Donc, lorsque les partenaires viennent pour proposer des financements, nous avons du mal à proposer des projets viables et bancables. Parce que tout simplement il y a une confusion entre idée de projet et projet ».
Comme pour dire que les problématiques sont plutôt de divers ordres.
Fode Kalia Kamara pour GuineeConakry.info




















