
Dans sa sortie, à l’occasion de l’Assemblée générale ordinaire du RPG-arc-en-ciel, n’a presque pas parlé du préavis de grève. Il s’en est plutôt pris aux syndicalistes qu’il accuse de ne s’être pas réjouis du fait que le gouvernement ait récupéré les deux blocs de Simandou qui étaient détenus par BSGR. Mais devant la ferme détermination d’Amadou Diallo et de ses camarades des autres centrales syndicales de faire cesser le travail à partir du mardi, Alpha Condé est obligé de regarder les choses en face et de reprendre langue avec les partenaires sociaux.
Les différents émissaires n’ayant pas réussi à s’entendre avec les syndicalistes, c’est désormais à lui de descendre dans l’arène. Selon les termes d’un communiqué diffusé sur les ondes de la RTG, la rencontre aura lieu ce lundi à Sékhoutouréyah.
Alpha Condé tentera de les convaincre de surseoir à la grève. Mais pour cela, il faudra bien qu’il mette quelque chose sur la table. Autrement, les leaders syndicaux ne semblent plus se contenter des promesses. Or, la marge de manœuvre du chef de l’Etat est des plus limitées.
En effet, sur le sort des employés de Friguia, de la Sotelgui et de Ferralux, une simple décision, fut-elle présidentielle, ne serait être la solution ? De même par rapport aux statuts particuliers de l’éducation et de la santé, ou encore au volet protection sociale contenu dans le protocole d’accord de 2012, le président Alpha Condé ne saurait donner une réponse qui soit tout de suite satisfaisante.
Concernant ces différents points, il ne peut que prendre des engagements dont le respect dépendrait essentiellement de l’évolution de la situation macroéconomique du pays.
Par contre, sur la menace d’assassinat qui pèserait sur certains syndicalistes ou encore à l’interférence de quelques autorités dans des affaires relevant exclusivement du ressort des syndicats, le chef de l’Etat peut prendre des engagements forts et symboliques.
Enfin, c’est au sujet de l’augmentation salariale que le président de la République pourrait être le plus convaincant. Si, à propos de ce point, une décision favorable émanait de lui, pourrait tout de suite faire éviter la grève. Mais il se trouve que là non plus, les choses ne sont pas forcément aisées pour le chef de l’Etat, qui sur les conseils avisés de certains partenaires, est plus enclin à administrer des conseils du genre ”continuer à serrer la ceinture”.
Momo Soumah pour GuineeConakry.info




















