
En courant vers Paris accompagné de ses ministres de la défense et des finances, le message du numéro un nigérien est on ne peut plus clair : il a besoin d’armes et d’argent pour répondre de manière vraiment efficace aux islamistes déchainés qui font régner la terreur au Niger, au Niger, au Cameroun, au Mali, au Tchad, pour ne citer que ceux-là.
Dans l’agenda français
Cette visite officielle de trois jours en direct avec les autorités françaises au plus haut niveau, permettra certainement de mettre en priorité le Niger, dans l’agenda français, vu les relations particulièrement serrées entre les deux pays. Pourvu que les deux chefs restent fidèles aux stratégies de riposte régionale élaborées par les différentes instances et organisations régionales et sous régionales de Paris, à Yaoundé, Lagos, Abuja et autres Ndjamena, pour la mise en commun des expériences et des moyens, afin d’assurer la pertinence des actions militaires sur le terrain.
L’attaque du 3 juin dernier, en tout cas, dans le cas du Niger, aura permis, au-delà du verbiage politique de réaliser, avec la trentaine de victimes et les nombreux blessés, que le pays a besoin de plus fort que lui et, pour contourner les atermoiements locaux, et riposter à la hauteur de la forfaiture, pour éviter que la déliquescence de certaines administrations territoriales ne soient les prochaines étapes des escapades djihadistes.
Plus de responsabilité
Voilà pourquoi, aux yeux des autorités nigériennes, Barkhane devrait s’étendre à toutes
ces zones dangereuses, dont la maitrise s’impose désormais, pour assurer la quiétude des populations. Sauf que cette attitude nigérienne, pour éviter de faire de la France, le gendarme de Niamey, devrait être assumée avec une plus grande responsabilité. Ne pas tomber pieds et mains liés dans une espèce de neocolonisation acceptée, de peur de Boko Haram…
Maria de BABIA pour GCI
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