
En effet, un de ses membres et non des moindres, en l’occurrence le représentant des cinéastes Guinée, Tidiane Camara, contesté et même trimballé en justice « pour faux et usage de faux », a sur son dos tout un monde qui menace de le descendre du piédestal. Plus déterminés que jamais, regroupés au sein de la Fédération Nationale des Cinéastes de Guinée, FECINAG, les professionnels du cinéma ont rendu publique récemment une déclaration désavouant officiellement l’homme qui porte leur flambeau au sein de l’institution de régulation des média en Guinée. Un combat qu’ils comptent mener jusqu’au bout.
En fait les cinéastes de Guinée reprochent à Djibril Camara, président de la FENACIG, sous le coup désormais d’une suspension, d’avoir substitué son propre nom à celui de Mariame Camara, vainqueur de l’élection organisée à l’interne, pour le choix de la représentation de la corporation au sein de la HAC. Candidat malheureux à cette élection, Djibril Camara aurait, à la dernière minute remplacé le dossier de la pauvre dame par le sien, avant de le déposer au niveau du département de la culture qui devait le valider. Mariame Camara ne se serait rendu compte de cette machination qu’au dernier moment quand tranquillement, elle suivait la télévision nationale.
Pour les membres de la FENACIG, il ne s’agit ni plus ni moins que d’un parjure qu’il convient de considérer comme tel. Ainsi, pour que Mariame Camara soit rétablie dans ses droits, ils ont porté l’affaire devant la cour qui est appelée à valider la liste des membres de la HAC. Mais avant, ils sont pris soin de le suspendre de ses fonctions de président de leur ordre.
Kerfalla KOUROUMA pour GCI
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